Depuis 2023, installer une borne de plus de 3,7 kW sans un professionnel certifié IRVE, c'est illégal — et ça vous prive de toutes les aides. Ce guide explique ce que c'est, comment le vérifier, et ce qui risque d'arriver si vous l'ignorez.
IRVE signifie "Infrastructure de Recharge pour Véhicule Électrique". La certification IRVE est une qualification professionnelle délivrée par des organismes accrédités (Qualifelec, AFNOR Certification) qui atteste que l'installateur maîtrise les normes spécifiques à l'installation de bornes de recharge.
Elle ne remplace pas les habilitations électriques classiques — elle vient en plus. Un électricien peut être excellent dans son domaine sans être habilité à installer des bornes de recharge au sens légal.
Le décret du 12 janvier 2017 (modifié par l'arrêté du 22 octobre 2021) rend obligatoire le recours à un professionnel certifié IRVE pour toute installation d'une puissance supérieure à 3,7 kW. Concrètement, ça inclut toutes les bornes wall-box domestiques (7 kW et 22 kW).
| Type d'installation | IRVE requis ? |
|---|---|
| Prise renforcée 3,7 kW (prise bleue) | Non (mais déconseillé en copropriété) |
| Wall-box 7 kW (monophasé) | Oui, obligatoire |
| Wall-box 22 kW (triphasé) | Oui, obligatoire |
| Chargeur rapide DC (50 kW+) | Oui, obligatoire |
Tout installateur certifié IRVE doit pouvoir vous fournir son attestation de certification en cours de validité. Elle mentionne l'organisme, la date de délivrance et la date d'expiration.
Le site qualifelec.fr permet de vérifier la certification d'un professionnel par son numéro SIRET. La recherche est gratuite et immédiate.
La certification se renouvelle périodiquement. Un certificat expiré ne vaut rien légalement. Vérifiez la date de fin de validité, pas seulement l'existence du document.
Le programme Advenir exige une certification IRVE valide de l'installateur. Sans ça, votre dossier est automatiquement rejeté — vous perdez jusqu'à 1 000 € d'aide par borne.
Si un sinistre survient (incendie, dommage électrique) et que l'installation a été réalisée par un non-certifié, votre assurance habitation peut refuser la prise en charge au titre du défaut de conformité.
L'attestation de conformité électrique (CONSUEL) peut être refusée si les travaux ne respectent pas les normes IRVE. Sans CONSUEL, la borne ne peut pas être mise en service légalement.
Faire réaliser une installation > 3,7 kW par un non-certifié est contraire à la réglementation en vigueur depuis 2021. Le syndic peut demander la dépose aux frais du propriétaire.
Demandez le numéro de certification et vérifiez-le sur le registre officiel de l'organisme certificateur (Qualifelec ou AFNOR Certification). Vous pouvez aussi demander directement l'attestation de certification en cours de validité — un installateur sérieux la fournit sans hésitation.
Deux organismes sont accrédités : Qualifelec (principal opérateur) et AFNOR Certification. La certification se fait après examen des compétences et vérification du matériel utilisé. Elle doit être renouvelée périodiquement et peut être suspendue en cas de mauvaise pratique.
Légalement, non, pour les bornes de plus de 3,7 kW (soit les bornes 7 kW et 22 kW courantes). Pour les petites prises renforcées type Prise Bleue (3,7 kW max), l'installation peut être faite par un électricien non certifié IRVE, mais c'est déconseillé en copropriété et inéligible aux aides Advenir.
Non, ce sont deux choses distinctes. La certification IRVE qualifie l'installateur (ses compétences et son habilitation). Le CONSUEL est une attestation de conformité de l'installation elle-même, délivrée après vérification des travaux réalisés. Les deux sont nécessaires : l'un pour avoir le droit d'installer, l'autre pour mettre en service.
Bornly sélectionne et vérifie ses partenaires. Chaque devis que vous recevez vient d'un professionnel dont la certification est à jour.
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